Trois questions à Jean-Nicolas Marquis

Trois questions à Jean-Nicolas Marquis

14.05.19 2019Actualités

Texte et entrevue par Elizabeth Plourde

 

C’est pour ses grandes qualités humaines et aussi pour son œil artistique perçant que le directeur d’Entr’actes lui a confié la délicate, mais ô combien importante tâche d’assurer la coordination artistique du spectacle annuel des ateliers de formation. Zoom sur Jean-Nicolas Marquis dont la fonction semble consister, par les temps qui courent, à jongler avec de la porcelaine fine !

 

Dis-moi, Jean-Nicolas, qu’est-ce qui t’occupe en ce moment, à moins de 5 jours de la Première du spectacle annuel d’Entr’actes ?

Une foule de choses ! Ma mémoire, ma vigilance, en fait, toutes mes facultés de gestion et d’organisation sont sollicitées en ce moment. En tant que responsable des ateliers du samedi, je suis habitué à coordonner des activités de formation, mais pour mener à bien le spectacle annuel, il faut avoir développé une vue à la fois globale et très fine des tâches à accomplir. Et elles sont nombreuses ! Par exemple, je m’assure que les horaires des profs, des participants et des concepteurs soient bien respectés. À Entr’actes, la gestion du temps est primordiale : c’est la clef de la réussite. Aussi, j’agis comme courroie de transmission entre les concepteurs qui doivent être en phase les uns par rapport aux autres. À la scène, les décors doivent être adéquatement éclairés; les accessoires doivent correspondre aux costumes; les projections vidéo doivent s’arrimer aux décors… Il s’agit ici de créer une synergie globale cohérente. Mais par-dessus tout, mon rôle consiste à créer une ambiance commune entre tous les numéros générés par les profs et les participants, numéros qui, on se le rappelle, sont de styles variés (dramatique, comique, historique, suspense, poétique, etc.). Je suis tenu d’agir comme un facilitateur dont la fonction consiste à harmoniser l’ensemble.

 

Et sur quoi fondes-tu cette harmonisation ?

Sur le thème qui a été choisi, clairement ! Le parc… Lorsque Jean-François m’a confié la tâche de coordonner le spectacle annuel, je savais qu’il venait d’amorcer un triptyque urbain avec le spectacle GARE (2017-2018). Il m’a laissé libre de déterminer le lieu qui serait au cœur du deuxième volet du cycle. La gare étant un espace plutôt fermé, un brin rigide dans sa configuration, j’ai plutôt souhaité me tourner vers un lieu aux contours plus flous, moins « rangé ». J’ai choisi le parc, un espace public dont je trouvais l’ouverture intéressante. Comment cette ouverture allait-elle influencer les réalisations des participants ? De quelle manière le parc, ce point de rencontre entre la nature chaotique et une forme de domestication, passage obligé pour certains promeneurs, milieu de vie pour les résidents des alentours, allait-il se constituer en espace commun ? C’est ce que je trouvais particulièrement riche. Par ailleurs, à travers cet espace extérieur, je souhaitais aussi qu’il nous soit possible de percevoir tout à la fois la proximité de la ville et le temps qui passe. C’était un double défi de taille !

 

Un défi que tu sembles prêt à relever, tout de même, non ?

Tu sais, lorsqu’on se lance dans ce type d’aventure pour la première fois, on cherche nécessairement un peu ses marques. Le spectacle annuel d’Entr’actes est particulièrement ambitieux; il constitue l’aboutissement de toute une année de travail, de création, d’exploration. Pour la personne qui en assure la coordination, c’est en soi est une charge considérable. J’ai pour mission de canaliser les idées, mais aussi les espoirs de tous ceux qui y sont impliqués. Les envies artistiques doivent pouvoir se marier et se concrétiser devant le public qui espère se faire raconter de bonnes histoires… et voir aussi quelques morceaux de bravoure ! Je ne te cacherai pas que c’est essoufflant que d’avoir à penser à tout, de la plus grande évidence au plus infime détail qui risque d’enrayer l’engrenage. D’une part, je suis entouré par des professeurs dévoués, qui travaillent fort et bien. Ils sont un rôle capital à jouer au sein du processus de réalisation du spectacle. C’est une sacrée chance ! D’autre part, j’ai l’immense privilège d’être constamment épaulé par la formidable Dominique Deblois qui est à Entr’actes depuis longtemps et qui, par conséquent, en a vu d’autres ! Rien n’échappe à sa vigilance et à nous deux, on forme une équipe du tonnerre. À la base, Entr’actes est une mécanique qui roule bien. Chacun sait ce qu’il a à faire. Moi, je m’assure simplement de faire converger les efforts individuels... même si parfois, comme tu le dis, j’ai effectivement l’air de jongler avec de la vaisselle fragile !!

***

Le spectacle d’Entr’actes aura lieu le samedi 18 mai 2019, à 19 h 30, et le dimanche 19 mai 2019, à 14 h, à la Salle principale du Théâtre Périscope (2, rue Crémazie Est, Québec, G1R 2V2)

Pour se procurer des billets :

Par internet : lepointdevente.com

Par téléphone : 1 (855) 550-7469

Tarif membre : 15,00 $ // Tarif régulier : 18,00 $
Taxes et frais de service inclus

Admission générale

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