Lorsque Le Petit Prince rencontra un grand homme…

Lorsque Le Petit Prince rencontra un grand homme…

05.03.14 Actualités2014

Le 4 décembre dernier, Monsieur Denis Blondeau de la compagnie Denis Blondeau Assurances Inc. a offert à Entr’actes une activité-bénéfice des plus inattendues. Pendant plus d’un an, lui et ses collègues ont travaillé à l’élaboration de cette activité tout en sollicitant des dons auprès de leur entourage. L’activité, qui se voulait initialement une simple représentation du Petit Prince devant le groupe de gens d’affaires, est devenue une véritable campagne de financement. En plus de nous permettre de présenter notre art à un tout nouveau public, elle nous a permis de recevoir un montant de 10 000 $ en dons recueillis.

 

Voici une entrevue avec l’instigateur de cette inoubliable soirée.


Monsieur Blondeau, d’où est né votre désir de redonner à la communauté ?


Depuis plusieurs années, je me disais qu’il fallait faire quelque chose, je ne savais pas précisément quoi, mais j’avais envie de m’impliquer. Je dirais qu’il faut un certain âge pour se dire qu’on va s’engager dans une cause et prendre le temps de le faire. Pour moi, l’émotion est venue et s’est installée, simplement. Et lorsqu’on a rencontré les gens d’Entr’actes, on s’est dit « voilà la cause qu’on veut soutenir ! ».


Qu’est-ce qui a fait germer en vous cette idée d’organiser une activité-bénéfice pour Entr’actes ?


Lorsque je suis allé vous rencontrer pour la première fois en compagnie de mon adjointe, Madame Murielle Huot, tout au long de la rencontre, je me répétais sans cesse « il faut faire quelque chose ! ». L’inspiration m’est venue en pensant aux déjeuners-conférences que mon groupe d’affaires et moi-même offrons chaque année à plusieurs confrères et consœurs. Pourquoi, cette fois-ci, ne pas présenter une pièce d’Entr’actes au lieu d’une conférence ? Il fallait simplement adapter la formule. Les idées sont venues graduellement et les gens de mon groupe ont trouvé qu’elles étaient inspirantes. Et à voir à quel point ils se sont impliqués, ils ont pris le projet très à cœur !

 

L’idée première était de faire connaître Entr’actes en présentant Le Petit Prince lors de notre déjeuner-conférence, transformé pour l’occasion en cocktail et spectacle. À ce moment, on avait un certain budget de commandite qu’on voulait remettre, mais on s’est dit pourquoi ne travaillerions-nous pas à le dépasser ? Avec la générosité des gens que nous avons approchés, ce montant a atteint près de 10 000 $. Sachant que les gouvernements ont de moins en moins tendance à s’investir financièrement auprès des organismes sociaux et artistiques, si on est capable de vous apporter des sous différemment, c’est tant mieux ! Et il faut dire que ça a été une belle expérience à vivre.


Qu’est-ce qui vous a particulièrement touché chez Entr’actes ?


La fraternité des gens ! Celle des enseignants et des participants autant que celle des gens qui administrent Entr’actes. Cette solidarité est très touchante. Et puis, voir toutes ces personnes qui vivent ensemble un dépassement à l’occasion de la production annuelle des ateliers de formation artistique, dépassant leur handicap et s’extériorisant sur scène pour transporter le message de la pièce à l’auditoire, c’est assez impressionnant !

 

Selon moi, les participants d’Entr’actes sont de grands athlètes de tous les jours, ils doivent se dépasser, se surpasser. Nos grands athlètes se retirent tous un moment donné, mais pas la personne handicapée. Celle-ci ne pourra jamais « prendre sa retraite » de son handicap. Ça va se continuer toute sa vie. Il faut, comme individu, essayer d’entrer en contact avec ces gens-là, pour s’éveiller et voir comment ils se dépassent. Chapeau à ces personnes qui surmontent jour après jour ce que la vie leur amène.

 

À Entr’actes, vous faites un excellent travail sur ce plan-là. C’est ça la vie aujourd’hui, on doit constamment repousser nos limites, c’est là notre défi ! On doit amener notre jeune enfant à se surpasser. En tant qu’adulte, on doit aussi se dépasser, confronter nos peurs. Alors bien sûr, il faut aussi donner le goût du dépassement à ces personnes qui vivent avec un handicap, et cela, Entr’actes le fait très bien. Aller au-delà de ses limites, c’est déjà exigeant pour des gens qui sont en pleine forme, alors que vous, vous parvenez à amener des personnes aux prises avec ces situations physiques particulières à transcender leur condition. Cela mérite un coup de chapeau !


Que retenez-vous de cette expérience ?


Après la clôture de l’activité-bénéfice, j’avais le sentiment du travail accompli, une belle émotion d’avoir offert quelque chose d’utile à des personnes qui n’avaient aucune attente. Je dois dire aux gens « tentez l’expérience et vous allez voir l’enrichissement que celle-ci peut apporter ». Nous sommes expérimentés dans notre travail professionnel à faire grandir nos entreprises, mais il y a autre chose que ça, et lorsqu’on fait ces activités-là, on va chercher d’autres éléments en nous qui sont grandioses et qui nous font grandir !

 

Je comprends que cette entrevue a pour but de me remercier, mais je vous relancerai en vous disant à mon tour merci. Merci de m’avoir donné l’occasion de vous côtoyer. Ça a été une belle expérience à vivre. Pour moi, décembre 2013 est venu couronner 30 ans de carrière, et de conclure par un appui social auprès d’Entractes, ça met le ruban sur ces 30 années. J’ai été très touché de rencontrer tous ces gens qui sont là, ce sont des gens qui ont un cœur très grand, plus grand qu’on peut le croire…