Hiéroglyphes

Hiéroglyphes

13.05.15 Actualités2015

 

Hiéroglyphes, c’est l’histoire d’allers-retours créatifs entre des auteurs de Québec et des interprètes, formés chez Entr’actes, qui ont eu cette idée folle de prendre la plume.


C’est le drame, en trois chapitres, de l’obscur policier Théberge et de la bête intérieure qui l’habite, histoire aux multiples ramifications écrite et racontée à deux voix, celles de Steve Gagnon et de Mathieu Bérubé-Lemay.


C’est Julien Fiset-Fradet au Festicrasse, un show punk au bar Le Kaméléon, qui passe du slam-coup de poing à la séduction-coup de cœur auprès d’Érika Soucy. Puis, c’est la même histoire, dans le même bar crade, mais racontée selon le point de vue pas mal moins mielleux d’Érika.


C’est Cédrick Verner qui récite une émouvante lettre à son grand-papa Jaune et c’est Patric Saucier qui nous lance une ode à la résistance en empruntant le « je » de Cédrick.
C’est Jean-François Plante qui met des bottes de souvenance et se métamorphose en ours-conteur. C’est l’exubérante Arleen Thibault qui fait apparaître un tigre dans la chambre de sa grand-mère.


C’est les deux Geneviève, Duclos et Morin, jumelles de mots et d’esprit, qui se noient dans le chocolat et nous servent du poème érotique épicé à la sauce pop n’ geek.
C’est une Roselyne Chevrette touchante qui écrit à son papa du ciel, c’est une Véronique Côté touchée qui écrit à Roselyne. Puis, c’est deux sourires complices qui lancent au public un surréaliste portrait chinois de l’amour.


C’est Maryse Lapierre, alias Geneviève Brassard-Roy, dans un périple urbain où la mer et la paix apparaissent dans des recoins inattendus. C’est Geneviève, alias plusieurs voix, qui trouve une autre paix en voyageant à travers son propre corps.


C’est l’envoûtante poésie d’Isabelle Forest, qui creuse, cherche et espère la part manquante de son être. C’est la prose de Julie Demers, petit bijou d’anticipation, qui perd sa part d’humanité en pleine jungle de New York.


Et c’est Jean Désy, Dale Perron et leurs petits textes de rien du tout, qui évoquent l’importance de la famille, la nécessité du vivre ensemble et le plaisir de se rencontrer.
C’est tout ça, Hiéroglyphes. Une diversité de paroles et d’interprètes.


Et c’est le plaisir et le défi (les deux vont souvent ensemble) de donner vie sur scène à l’acte de lire, en chiffonnant les corps et le papier, en plongeant dans les images et les musiques que les mots nous inspirent.

 

Jean-François F. Lessard

 

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